Qui sont les aidants ?

Un aidant est une personne qui accompagne au quotidien un proche âgé, malade ou en situation de handicap. Il peut s’agir d’un conjoint, d’un parent, d’un enfant, d’un membre de la famille ou encore d’un proche qui apporte son soutien de manière régulière.

En 2025, on estime qu’en France, près de 11 millions de personnes sont des aidants.

La Haute Autorité de Santé reconnaît clairement les risques liés à ce rôle sur la santé des aidants : évolution de l’état de santé physique, souffrance psychique, diminution voire rupture des activités sociales.

Car être aidant ne se résume pas seulement à « aider ». C’est aussi vivre une relation qui peut être bouleversée par la maladie, le handicap ou la perte d’autonomie, avec son lot de questions, de doutes et parfois de culpabilité.

Quand aider devient lourd à porter

Beaucoup d’aidants ont du mal à reconnaître leur propre épuisement. Ils se disent parfois :

• « Il y a plus grave que moi. »

• « Je dois rester fort(e). »

• « Je n’ai pas le droit de me plaindre. »

Pourtant, accompagner quelqu’un demande une énergie considérable.

Au fil du temps, la charge peut devenir physique, émotionnelle, mentale ou organisationnelle :

manquer de temps pour soi ;

• avoir l’impression d’être constamment en vigilance ;

• ressentir de la tristesse, de la colère ou de l’impuissance ;

• avoir du mal à trouver un équilibre entre son rôle d’aidant et sa propre vie ;

• mettre ses propres besoins au second plan.

Prendre conscience de cette fatigue n’est pas un signe d’égoïsme. C’est reconnaître que, pour continuer à accompagner quelqu’un, il est aussi nécessaire de préserver ses propres ressources.

La culpabilité des aidants : une émotion fréquente

La culpabilité est une émotion très présente chez de nombreux aidants. Elle peut apparaître lorsque l’on ressent le besoin de souffler, lorsque l’on éprouve de l’agacement, lorsque l’on prend du temps pour soi ou lorsque l’on a le sentiment de ne pas en faire assez.

Pourtant, ressentir ces émotions ne remet pas en question l’amour porté à son proche. Les émotions sont des messages. Elles peuvent indiquer qu’un besoin a été oublié : un besoin de repos, de soutien, d’écoute ou simplement d’un espace où déposer ce qui est difficile.

Prendre soin de soi pour mieux accompagner

Prendre soin de soi ne signifie pas abandonner l’autre. Au contraire, s’accorder du temps permet de retrouver de l’énergie, de la disponibilité et davantage de sérénité dans la relation.

Cela peut passer par des choses simples :

• accepter de demander de l’aide ;

• conserver des moments rien qu’à soi ;

• parler de ce que l’on traverse ;

• apprendre à relâcher les tensions accumulées ;

• écouter ses propres limites.

Parfois, les aidants sont tellement concentrés sur les besoins de leur proche qu’ils oublient qu’eux aussi ont besoin d’être accompagnés.

L’hypnose : un espace pour souffler

L’hypnose peut offrir aux aidants un temps de pause dans un quotidien souvent rythmé par les responsabilités. Elle permet de se reconnecter à soi, de relâcher les tensions et de mobiliser ses propres ressources.

L’accompagnement par l’hypnose peut notamment aider à :

• retrouver un état de calme ;

• mieux gérer le stress et les émotions ;

• prendre du recul face aux situations difficiles ;

• retrouver confiance en ses capacités ;

• remettre ses propres besoins au centre de son attention.

L’objectif n’est pas d’effacer les difficultés rencontrées, mais d’aider l’aidant à retrouver un équilibre intérieur et des ressources pour avancer.

L’auto-hypnose : un outil pour les aidants au quotidien

L’un des intérêts de l’hypnose est qu’elle peut également se pratiquer de manière autonome grâce à l’apprentissage de l’auto-hypnose.

Cet outil permet à l’aidant de s’accorder quelques minutes pour lui-même, même dans un emploi du temps chargé. Quelques instants peuvent suffire pour relâcher les tensions, calmer le mental, retrouver une sensation d’apaisement ou simplement créer une véritable pause dans la journée.

Prendre soin de soi n’est pas un luxe lorsque l’on est aidant. C’est une ressource essentielle pour continuer à accompagner l’autre tout en préservant son propre équilibre.